Schizophrénie, folie, sadisme, barbarie, succombez ou cédez...
 
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 Midnight Von Del [Validée]

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Christina Von Del
Résistante infiltrée.
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Messages : 5
Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Midnight Von Del [Validée]   Lun 8 Nov - 18:51

O
I N F O R M A T I O N S . G É N É R A L E S ;;
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PRÉNOM & NOM: Midnight Von Del
ÂGE: 35 ans // 624 ans.
GENRE: Féminin
RACE: Vampire
RÔLE: Vampire opposante sous couverture


O
D E S C R I P T I O N S ;;
O


DESCRIPTION PHYSIQUE:

Élégante et distinguée. Voilà les deux premiers adjectifs que l'on peut attribuer à Midnight lorsqu'il nous est donné de la voir de loin. En effet, ayant l'apparence d'une magnifique femme plus tout à fait dans la fleur de l'âge mais possédant d'avantage le charme que confère une certaine maturité, la vampire est née en d'autres temps, où la bienséance et la pudeur étaient plus que deux principes: elles étaient deux lignes de conduite. Aussi, point de cheveux emmêlés et point de vieilles affaires pour la vêtir. Non, Midnight, si elle n'est pas toujours tirée à quatre épingles, est toujours impeccable sous quelque jour que ce soit.
Sa peau est veloutée, douce en toute occasion et ses cheveux sempiternellement coiffés. Elle attache beaucoup d'importance à son apparence, sans cependant en éprouver une fierté déplacée. Le but de la manœuvre est de respecter certains usages dans lesquels elle a grandit et non pas de jouer à qui de nous a le plus joli minois.
En parlant de minois... Le sien n'a rien d'exceptionnel. Le contour de son visage est assez anguleux, sa mâchoire plutôt carrée, pour un menton assez fin. Curieusement malgré cela, les traits de son visage sont fins et incroyablement doux. Ses yeux sont légèrement allongés et ses cils assez longs. Elle aime, en lectrice éveillée aux plaisirs que peuvent procurer de belles métaphores, comparer les yeux à deux théâtres sur les scènes desquels se jouent les émotions, et dont les paupières et les cils constituent les lourds rideaux de velours. Dans le cas de Midnight cependant, rien n'est moins vrai. Ses iris noisette se laissent rarement aller à exprimer quoique ce soit. De même que sa bouche aux lèvres rosées, suffisamment pulpeuses pour ne point la rendre sévère. L'expression qu'elle affectionne le plus est celle d'un calme tranquille. Des yeux toujours maquillés avec une élégance discrète, rehaussés d'un trait de khôl et d'un peu de mascara, surplombant une bouche étirée en un léger sourire. Cela ne veut pas dire qu'il ne peut prendre d'autre expression, juste qu'il est très ardu de l'en faire changer.
Quant au reste de sa plastique, il n'a pas non plus grand chose d'extraordinaire. Une chevelure brune tirant d'avantage sur le noir, longue jusqu'aux reins environ; une silhouette de femme dans toute l'expression du mot, plutôt pulpeuse, voluptueuse même, Midnight est relativement grande puisqu'elle mesure aux alentours d'un bon mètre 75, et ses hanches sont larges et prononcées. Sa taille est prononcée également, mais fine, ce qui lui donne une silhouette plus qu'agréable à regarder. Quant à sa poitrine et ses fesses, Généreuse bien que loin d'être mirobolante, vulgaire, pour l'une, rebondies et fermes pour les autres.
La vampire ne gage pas sur son physique pour séduire, puisqu'elle vous dira tout de même qu'elle se trouve très quelconque. Cependant, il faut lui reconnaître un visage tellement doux qu'il vous invite à lui donner le bon Dieu sans confession. Elle dégage aussi un certain charisme, de par une gestuelle calculée, plutôt lente et précautionneuse. Dans sa façon de s'exprimer également, par des phrases toujours emplies d'une certaine mesure, délicatesse, et prononcées la plupart du temps sur un ton tranquille.;;

DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE:

Délicate ou sensible
Délicieuse ou tenace

On a tous un délice
Et une faille que l'on cache

Arrogante et fragile
Élégante ou vorace

Il y a toujours, quoi qu'on dise
Deux reflets dans la glace

Lunatique
Pacifique et volcanique
Lunatique
Amoureuse mais dangereuse

Oui mon fruit cache un pépin
Je suis mi figue mi raisin

Pour un oui, pour un non
Je suis mi ange mi démon

J'ai le sens emmêlés
Le cœur sucré, salé

Je vis la démesure
Entre clair et obscur

Lunatique
Pacifique et volcanique
Lunatique
Amoureuse mais dangereuse

Moralement parlant, Midnight est un sujet épineux. C'est une boule de paradoxes, une énigme de la nature, elle aime à penser qu'il y a toujours deux reflets à son image lorsqu'elle se regarde dans un miroir. Réellement mi-ange mi-démon, elle peut être délicate et sensible, aussi bien que laisser éclater sa colère, volcanique et tenace. Aussi lunatique que le sont les marées, elle oscille, mi-figue mi-raisin, entre l'élégance et la voracité.
Une femme dans sa représentation la plus commune, partageant sensualité avec mesquinerie. Ce caractère, aussi difficile à percer que le diamant renferme en vérité une faille béante qu'elle cache aussi bien qu'elle sait être délicieuse en société.
On peut facilement dire qu'elle vit la démesure, entre clair et obscur, les sens emmêlés aussi bien capable du meilleur que du pire. Farouche et soumise à la fois, si elle n'a pas sa langue dans sa poche, elle s'exprime toujours d'une façon élégante et agréable, bien que parfois ses paroles soient plus dures que la pierre.
Le cœur sucré/salé, capable d'être dangereuse tout en étant attendrie, Midnight est une femme au caractère particulier et précis, une mécanique complexe, mais bien huilée, aux rouages particulièrement sensibles et fragiles. Fragilité qui ne s'exprime pour la vampire qu'en espace clos de toute intrusion indiscrète.
Particulièrement réservée, elle exècre parler d'elle et se gardera bien au cours d'une discussion de se citer en exemple, de ne laisser filtrer quoique ce soit à son sujet, ce qui dans son cas est particulièrement vital... Autant vous dire que celui qui viendra lui faire cracher ses secrets n'est pas né. Dans l'optique de garder ces informations confidentielles, uniquement par protection de sa personne, compte tenu du rôle qu'elle joue, Midnight est devenue une excellente menteuse. Sa mémoire lui permet de se souvenir très précisément de ce qu'elle a dit, comment, et à qui, mais surtout de ne pas être prise au dépourvu, et, le cas échéant, à ne jamais paniquer.
Douée d'une intelligence qui lui a maintes fois sauvé la mise, elle ne se laisse pas bêtement piéger. Dépourvue de naïveté, elle sait pourtant bien feindre l'écervelée, pour mieux tromper son monde. N'y voyez pas là une quelconque mesquinerie volontaire, encore que selon les gens..., il s'agit tout simplement d'un mécanisme de défense, devenu automatique. Pas vraiment prude ni pudique, elle ne se donne pourtant que rarement en spectacle, et jamais lorsqu'elle peut l'éviter.
Cela dit, contrairement aux apparences qu'elle entretient, Midnight n'est pas insensible, loin s'en faut. Elle est en fait timide et renfermée, ce qui peut la laisser croire frigide et indifférente, alors qu'au fond elle se sent juste très seule. N'ayant pas vraiment le caractère bien trempé la plupart du temps, sa prudence et les réflexions qu'elle prend le temps de se faire avant toute décision importante lui ont permis de se sauver elle-même à plusieurs reprises, et sa sagesse louée même parfois.
D'un naturel en fait doux à l'extrême, elle se moque complètement qu'on la prenne pour une bille, se disant finalement que tout se paie un jour. Sans préjugés d'aucune sorte, elle paraît lisse et sans avis de prime abord, pour mieux s'affirmer par la suite. Comme beaucoup cependant, elle est particulièrement rancunière et son intelligence dessert ses ennemis aux moments les plus inopportuns. Midnight est du genre à attendre son heure, avant de frapper très fort.
Cultivée, elle parle maints dialectes, toujours avec un léger accent, qui lui donne un charme quelque peu exotique. Du genre prudente, si de mauvaises expériences s'offrent à elle sur le plan personnel, elle les laisse évoluer, atteindre leur apogée, et décliner tranquillement. Après tout, elle a atteint un âge où les préoccupations matérielles des uns et des autres ne peut plus lui faire grand chose... N'ayant pas l'âme d'une fière combattante mais plutôt celle d'une femme de salon, elle manie cependant quelques armes avec une grande habileté. Rechignant à en venir aux mains, peu à l'aise avec le combat qu'elle répugne, elle est plus volontiers friande de courbettes et d'esquives suffisantes pour lui permettre de filer à l'anglaise, favorisant son don parfois couplé à de longs discours plutôt que de longs combats jusqu'à ce que mort s'en suive...
Midnight est passionnée, calme, discrète et sereine, mais aussi dévouée. Il n'y a rien devant quoi elle puisse reculer pour défendre une cause en laquelle elle croit, pas même simuler l'amour d'un homme qu'en vérité elle déteste... ;;

O
B A C K G R O U N D ;;
O


HISTOIRE DU PERSONNAGE:

Pour raconter une histoire, il n'est rien de plus commode que de laisser la parole à l'intéressée. Elle seule est à même de vous livrer avec fidélité ses expériences, son ressentit... En un mot comme en cent, son vécu.

J'ai beaucoup voyagé. Ca n'a pas toujours été aisé, mais le fait est que depuis toute petite, j'ai aimé changer de décor. Découvrir, appréhender les nouveautés... Avec le temps, ce plaisir s'est essoufflé. Il a perdu en charme et en intérêt, avec la montée en puissance de l'occident, mais aussi et surtout avec le fil des années qui s'est allongé derrière moi. Plus de charme pour les histoires propres à chaque pays. Maintenant, une seule chose compte. Un seul but m'obsède. Si je suis prête à sacrifier la vie qui fut mienne pour le mener à bien? Absolument. Mais je ne crois pas que je manquerai à qui que soit... Vous vous offusquez? Quand on a eu une vie comme la mienne, on sait qu'il n'y a pas de quoi. Mais voyez plutôt...

Qui suis-je? Je suis Midnight Von Del, Middernacht dans ma langue d'origine. Disgracieux, comme vous pouvez le constater. Vous devez comprendre de ce fait pourquoi lorsque mes parents et moi quittâmes notre pays d'origine, ils choisirent d'adapter mon nom, afin qu'il sonne d'une façon plus douce aux oreilles de ceux que nous allions côtoyer.
Je suis née il y a de cela un peu plus de six cents ans dans un pays en constante recherche d'expansion, comme c'était la mode en ce temps là. Mes parents jouissaient d'un titre de noblesse, que je garde par orgueil simple encore aujourd'hui, et parce que Von Del est mon nom, et qu'après plus de six cents ans à le porter, il me serait bien difficile d'en changer. Mais revenons-en à nos moutons.
A l'Epoque, dans une Europe encore moyen-âgeuse, à peine effleurée par les idées de la Renaissance, rien n'était plus commun que de voir des peuples crever de faim pendant que les nobles se goinffraient autant que faire se peut. Je suis née dans une famille noble. J'étais donc de ceux qui se goinfraient et se pâmaient, pavanaient, pendant que d'autres humains mendiaient et trimaient pour trente, pour nourrir les gens comme moi. J'ai de nombreuses fautes à expier, j'en suis consciente. Pour ma défense, je ne peux qu'élever les moeurs de l'époque, bien différents de ceux actuels. N'oublions pas qu'en ce temps là, j'aurai pu devenir l'épouse de mon frère, sans que personne ne trouve rien à y redire... Une histoire classique et universelle donc, tout ce qui change d'un pays à l'autre, ce sont les dates et les noms que portent ces les évènements.
La coutume voulu que lorsque je fus capable de m'exprimer avec une relative clarté, je sois exilée dans un monastère, où des femmes d'église m'élevèrent comme l'une des leurs. Inutile donc que je vous narre quelles furent mes activités jusqu'à mes quinze ans. J'appris à lire, à écrire, à calligraphier. Les nones m'enseignèrent le latin, ainsi que le vieux français et l'anglais, mais elles m'enseignèrent également la générosité et l'abnégation, ainsi que le courage. N'allez pas croire que vivre recluses les a aigries, loin de là. Elles étaient en vérité les femmes les plus admirables que j'eus jamais rencontrées. Elles se montraient bonnes et gentilles avec moi, sauf quand je ne respectais pas la bienséance... Je n'aurai point voulu demeurer dans les ordres, mais j'ai énormément apprécié mon séjour parmi ces femmes. Je les quittai cependant lorsque mes parents trouvèrent à me marier...
Je n'étais pas une beauté renommée, j'étais même considérée comme relativement laide à l'époque puisque les femmes prisées étaient celles aux formes d'avantage rondes que les miennes, mais mon éducation était irréprochable. Je n'ai jamais, ou rarement, été contrariante, capricieuse, indécente... Mes parents vantaient la chance de mon mari à venir, échos d'une correspondance régulière avec la mère supérieure du couvent, jamais d'après eux il n'y aurait d'épouse plus fidèle ni plus exemplaire. Pourtant, ils eurent de la peine à me faire marier. Ma dot encore une fois n'était pas en cause, puisqu'ils se proposaient fort généreux, mais... Sans doute aspiraient-ils à quelque chose qu'ils avaient bien peu de chance de rencontrer...
Chaque fois ma maigreur était la cause des rejets, de ce fait, j'entrepris de me gaver et j'éprouve encore des nausées rien qu'à repenser à la quantité de nourriture que je me suis forcée à avaler... Pour plaire! Les stéréotypes même des beautés d'aujourd'hui auraient ri de voir l'état dans lequel je m'étais mise... Au fond, les temps changent, les moeurs évoluent mais les comportements restent inchangés. Les femmes sont toujours prêtes à toutes les folies avec leur corps pour le plaisir de ces messieurs... En cela, l'âge m'a énormément aidée à mûrir. En effet, je n'avais qu'une quinzaine d'années à l'époque, il était donc inutile pour moi que de tenter de manger plus que ma part. Il s'avéra que je pris quelques rondeurs une fois entrée dans la trentaine. Ce qui m'alla parfaitement. Aujourd'hui, je ne puis plus rien changer de mon physique, ce qui est une chance puisqu'il me convient à présent. Mais bref.
Je ne parvenais pas à grossir, de ce fait je désespérais de trouver un jour, jusqu'à ce qu'un certain Cedric Lucas se présente. C'était un Lord, il possédait ce titre de noblesse ainsi qu'une propriété magnifique dans l'Est de l'Angleterre. Mes parents s'empressèrent donc de me faire revenir à eux, et m'accompagnèrent vers l'Ouest, vers mon futur époux et ma future patrie. Ce pays ou un autre, pour une toute jeune fille sachant à peine tenir une conversation, on ne voit guère la différence. Pourtant... Elle était notable. Ce pays controversé par sa scission avec l'Eglise catholique de Rome, ainsi que les scandales successifs de son ancien souverain, Henry VIII aux multiples femmes, sortait d'une période difficile, et quand mes parents et moi arrivâmes sur ses rivages, le règle d'Elisabeth Ier venait tout juste de débuter.
Dans mes malles, m'avaient glissé de quoi commencer une nouvelle vie avec une mise de fond appréciable pour mon nouvel époux, qui n'en auraient qu'un besoin relatif cependant. Mes parents, eux, apprécièrent énormément ce pays et décidèrent de s'établir à Londres.
Quant à mon époux...
La première fois que je le vis, je ne pus que m'interroger. C'était un bel homme, charismatique, brun aux yeux verts et à la mâchoire carrée. Ses épaules étaient large, sa carrure imposante. Pourquoi un tel homme voudrait-il me prendre pour femme? La question restait entière et tournait, tournait dans mon esprit... Sans que je ne puisse y apporter de réponse. Et je me souviens... La seule chose qu'il m'ait demandée avant de confirmer sa demande auprès de mes parents était si je me sentais prête à délaisser les plaisirs de la cours et des cotillons pour ceux de la campagne... Curieuse demande, à laquelle j'avais répondu par l'affirmative. Il n'avait pas eu besoin de plus. Son exigence à lui était que le mariage soit relativement sobre et discret. Il eut gain de cause, évidemment. On ne refuse pas de se plier à la demande de quelqu'un qui vous ôte une épine de pied...
Alors, un mois après notre rencontre, nous célébrions nos noces. La question de son désir de me voir devenir sa femme n'avait pas été élucidée. Je n'avais pas encore seize ans, et lui approchait déjà de la trentaine... Dans les premières années de notre mariage, il décida de me laisser chez mes parents, allant contre l'usage de l'époque. Il voulait que je parachève mon éducation, afin de ne point lui faire honte par un esprit effronté... J'eus donc des précepteurs, des professeurs de chants, de danse, d'équitation... La richesse de mes parents nous permit de mener grand train de vie, et de faire connaître notre famille et notre nom parmi les hautes familles de Lords d'Angleterre. Ce que mes parents ne parvenaient pas à voir cependant était un certain dédain occasionnel qu'ils nous témoignaient de par notre provenance. Ou peut-être le voyaient-ils, j'aime à croire que ceux qui m'ont donné la vie étaient des gens éclairés, mais quoiqu'il en soit, ils n'en faisaient pas cas. J'admire profondément leur réserve et leur calme. Ils furent pour moi, que ce fut dans leur comportement en société ou dans le respect mutuel et l'amour qu'ils se portaient dans le mariage, deux modèles. Arrivée dans ces temps troublés et avec le recul que me permet mon âge relativement avancé, je comprends mieux la chance que j'ai eue de naître de leur sang et pas d'un autre. De concert, ils ont ouvert mon esprit, m'ont appris que de sot métier il n'y avait point mais bel et bien que les sots se retrouvaient partout. Ils m'ont appris à juger les hommes en tant qu'individu et non en tant que masse. C'est peut-être pour cela que j'ai tant de peine à m'intégrer.
Au-delà de cela, ils éveillèrent mon intérêt pour toutes les formes d'art, quel qu'elles soient, et c'aurait été un crime que d'en négliger une seule quand on a eu le privilège d'être contemporaine de tant d'artistes de génie... A commencer par William Shakespeare. J'avais presque dix sept ans quand j'ai vu pour la première fois l'une de ses pièces. Le Songe d'une Nuit d'Eté. Une pure merveille... A l'époque, il n'était point aussi admiré qu'il ne l'est aujourd'hui. Pourtant, c'est bien cette oeuvre de lui qui me fit me passionner pour les mythes et légendes, philtres de sorcières et histoires de fées... J'eus même la chance incroyable de le rencontrer et de converser avec lui lors d'une soirée donnée par mes parents. C'était un homme aux réflexions parfois étranges, et plutôt distant, mais pas foncièrement désagréable. Quoiqu'il en soit, ça ne retire rien à la qualité de ses écrits.

Bref, vous l'aurez compris je pense, la première partie de ma vie fut extrêmement riche d'enseignements et d'expériences culturelles. J'ai eu l'occasion d'aller voir de mes yeux les contrées rocheuses d'Angleterre, d'en visiter de nombreux endroits, bien souvent avec des amis proches que s'étaient faits mes parents. Cela dura jusqu'à ce que Cedric me rappelle à lui.

Une fois arrivée dans la demeure dont je me retrouvais à présent châtelaine, mon époux m'aida à prendre mes marques. Il me fit visiter et m'alloua des quartiers privés dans l'une des ailes du château, près des siens m'avait-il dit. Ma chambre, mes vêtements... Tout était luxueux, magnifique... Et j'en étais très heureuse, mais je continuais de m'interroger. Ma mère avait coutume de dire que le chemin vers le coeur d'un homme passe par deux endroits: son estomac et le sexe. L'estomac pour, si vous le contentez, faire naître de l'appréciation et le sexe pour faire naître l'intimité. Et j'en avais grandement besoin... Je n'avais plus d'amis, plus de famille. Personne à qui parler et je le connaissais à peine. Et puis... La nuit, il ne me rejoignait pas. Jamais. Nous ne partagions jamais le même lit. Et en journée, il restait enfermé dans ses quartiers. Je ne savais plus à quel saint me vouer. Je passais l'entièreté de mes journées seule, autant que mes nuits... Alors, j'ai commencé par me réfugier dans la bibliothèque. Il y avait plus de livres que je n'aurai pu en lire en une vie... Mortelle bien évidemment, car depuis je les ai lus dans leur intégralité, mais à l'époque c'était quelque chose de très impressionnant. Et puis, je me suis lassée. J'ignorais ce qu'il attendait de moi, alors j'ai vécu comme j'avais été élevée pour le faire. Je me suis occupée du château, des employés, j'ai géré les comptes et me suis occupée de tout. Et la nuit venue, je retournais dans ma chambre avec l'un des livres de la bibliothèque. Jamais je ne me suis permis d'aller l'espionner. Il ne me l'avait pas défendu, pas plus qu'il ne m'avait défendu d'aller le rejoindre de moi-même, mais... Je ne vois pas pourquoi ç'aurait dû être à moi de le rejoindre... Il était absolument hors de question que je m'abaisse à supplier un homme, fût-il mon mari! Alors j'ai attendu, quelque chose qui ne vint pas. Du moins, pas avant plusieurs années...

Nos entrevues, lors des repas par exemple, étaient distantes, gênées, froides... Je savais qu'il convolait avec les domestiques, vu son manque de discrétion, et si j'en éprouvais une certaine jalousie, je ne parvins pas à le lui reprocher et me contentais de garder le silence. Jusqu'au moment où moi aussi je me suis éveillée à la passion.
C'était lors d'un bal, organisé par mon époux. Il en donnait souvent, afin de jeter un oeil aux femmes dont il ferait volontiers ses maîtresses. Sauf que ce soir là, ce n'est pas lui qui repartit avec une femme différente que sa légitime. C'est moi, qui le troqua pour un autre. Mon éducation religieuse m'interdisant de pécher, je ne refusais cependant pas la balade au clair de lune qu'il me proposait. Il s'appelait Henri et encore personne avait lui n'avait montré autant d'attention pour ma personne, de sollicitude. J'aurai voulu que la nuit ne s'arrête jamais. Pour plusieurs raisons.
Elle se termina cependant, et Henri et moi nous quittâmes aux petites lueurs du jour. Lorsque je remontai dans ma chambre, j'eus la surprise de trouver Cedric, m'attendant, debout devant la fenêtre et visiblement agacé.
Je ne m'étalerai pas sur ce qui se passa entre les murs de ma chambre...

Quelques semaines plus tard, je m'apercevais que j'étais enceinte. J'étais déjà relativement âgée puisque j'approchais les trente printemps, alors inutile de vous expliquer comme cette nouvelle me ravit autant qu'elle m'effraya. J'avais très peur de mourir en couches, mais j'étais tellement heureuse de porter la vie en moi...
Même Cedric semblait se réjouir de cette nouvelle. Quant à mon cher Henri, il resta pragmatique et proche de moi malgré tout. Il sembla cependant que Dieu n'avait pas la moindre envie de me voir mère... Il reprit mon bébé avant même que celui-ci ne sorte de mon ventre, et il en fit de même pour les quatre suivants...
Les fausses couches à répétition m'épuisèrent. Et Cedric, lassé de mes échecs, me répudia. Je finis donc sans le sous, contrainte de rechercher un asile auprès de mes parents. Ils y consentirent, mais la disgrâce de voir leur fille leur revenir était telle qu'ils se retirèrent loin, dans un canton reculé de l'Angleterre.
J'avais environ trente cinq ans et perdu le goût à la vie quand elle me fut arrachée pour de bon.

Si la campagne me faisait du bien, elle ne m'était d'aucun réconfort quant aux enfants que j'avais perdus. Alors je m'isolai de longs moments durant, dans les bois environnants pour être au calme et pouvoir me recueillir, et prier. C'était une habitude chez moi, il ne fut donc pas difficile pour lui de me coincer. Lui? Cedric bien sûr. Je n'étais plus sa femme, mais je lui avais offert pendant de longues années une certaine commodité, puisque je gérais les finances. Or, tout s'écroulait peu à peu sans moi, lui préférant se vautrer dans le luxe et l'oisiveté. Jamais il ne m'aurait demandé de revenir, c'aurait été trop humiliant. Alors tout avait été décidé dans mon dos par lui et mes parents, et un soir, alors que je revenais comme toujours de ma balade, il en profita pour me cueillir et m'enleva.

Je me console en me disant que notre concubinage replâtré n'a pas duré longtemps. En effet, peu de temps après, une fois que la nuit fût tombée, Henri nous rendit une petite visite. Ce fut lui qui assassina mon mari dans ma chambre à coucher, en un moment des moins opportuns, je l'avoue, et qui fit de moi ce que je suis aujourd'hui. Mes gens m'aidèrent à camoufler le meurtre de mon mari en accident. J'héritais donc de toute sa fortune et me permis d'en jouir lors de longues nuits en compagnie d'Henri. Nous revendîmes nos propriétés mutuelles et partîmes découvrir le monde. Ce fut lui qui m'aida à apprivoiser mon éternité.

Ce qu'il advint de lui, je ne veux pas l'expliquer, pas plus que ce que nous fîmes ni ce que nous devînmes l'un pour l'autre.

Vous devrez vous contenter du fait qu'il y a environ une centaine d'années, nos routes se sont séparées.

Entre ça et mon arrivée à River Crow, il ne s'est rien passé de notable. J'ai vécu comme je l'ai pu, en me prostituant ici et là. L'avantage de ce travail étant qu'il était de nuit et que je pouvais choisir mes clients. Mon don aura été extrêmement pratique. Il me suffisait de l'utiliser sur eux pour leur faire croire à l'orgasme, et le tour était joué sans que jamais leurs sales mains ne touchent mon corps. On survit comme on peut...

Et puis il y a de ça quelques temps, j'ai eu envie de changement, une fois encore. Rester en place quand on n'a pas de but, c'est extrêmement frustrant. Alors j'ai chopé une brochure touristique, n'importe laquelle, et je l'ai feuilletée. La seule chose à laquelle j'avais fait attention, c'était de ne pas prendre de destination particulièrement ensoleillée. Je suis tombée sur l'Irlande. Je n'y avais jamais été, j'ai donc fait mes bagages et j'y suis allée. J'ai commencé par la capitale et les côtes... Avant de terminer par River Crow.

Singulière, oui, singulière petite ville... Sans que je ne comprenne réellement par quel moyen, je me suis retrouvée dans le château de Léandre, sans savoir ce qui s'y tramait ni rien qui pu m'être utile... Autant vous dire que je n'ai pas eu le temps ni de lambiner, ni l'occasion de faire des erreurs... Il a fallu que mon instinct de conservation se mette en branle, et rapidement...
Après quelques allées et venues, il m'est vite apparu la véritable nature de ce lieu, ainsi que des atrocités qui s'y déroulaient. Mon premier réflexe aurait été de vomir en me rendant compte que de petites choses aussi fragiles que des enfants puissent être traités de la sorte... Mais étant nouvelle débarquée, je ne pouvais me le permettre. Je n'ai pas vécu plus de 600 ans pour me voir bêtement trahie par mes sentiments personnels, même si cette occasion aurait été la meilleure.
Alors j'ai pris sur moi, et je me suis isolée. Il fallait que je réfléchisse. J'avais le choix. Soit je partais, et j'abandonnais ces enfants, soit j'essayais de faire quelque chose pour eux. La nuit était presque révolue, j'étais assise sur un banc de pierre, quand il est venu à moi. Le monstre, chef d'orchestre de toutes ces ignominies...
Il s'est présenté sous le nom de Léandre, maître et Seigneur du château. Il s'en vantait. Il était écoeurant. Il m'a suffit de quelques mots échangés pour le haïr de toutes les fibres de mon être. C'est un sentiment cependant qu'il ne sembla pas partager, au contraire. A sa façon de passer sa main dans mes cheveux, dans ma nuque, je me suis dit que je pouvais lui plaire... Alors j'ai joué. J'ai joué avec lui, et continue de le faire. Parce que je me suis toujours rendu compte qu'il fallait être bien plus proche de ses ennemis que de ses amis. Alors j'ai profité du sauf-conduit qu'il m'a offert et j'ai attendu, pour essayer de voir quand et comment je pouvais faire quelque chose pour les enfants.
Ce qui était loin d'être évident... J'étais même un peu perdue, indécise à l'idée d'agir et de mal faire. C'est à ce moment là que j'ai rencontré Nikita. Et depuis, plus rien n'a été pareil...;;

O
I N F O R M A T I O N S . A D D I T I O N N E L L E S ;;
O


POUVOIRS: Contrôle des phobies et des désirs
C'est un pouvoir extrêmement particulier et précis, qui vise soit à exacerber la peur dans l'esprit de ses victimes, jusqu'à les en faire mourir si l'envie lui en dit, soit à stimuler leur envie, jusqu'à l'obsession. Les personnes connaissant ses capacités peuvent éprouver une certaine paranoïa, qui lui est due sans lui être due. Des questionnements du genre "ai-je envie de faire cela parce qu'elle m'y pousse, ou bien parce que j'en ai vraiment envie? Ai-je peur parce qu'elle joue avec moi, ou bien parce qu'il y a des raisons pour?" Quoiqu'il en soit, les effets sont les mêmes, ils peuvent juste être légèrement amplifiés. Elle ne peut cependant pas éveiller le désir de suicide par exemple, ni menacer l'intégrité physique de ses victimes. Cependant, leur psyché est tout sauf à l'abri...
AUTRES ÉLÉMENTS: Son rôle d'espionne n'est connu que de Nikita et d'elle-même, et j'insiste sur ce point. Je n'hésiterai pas à jouer les capricieuses à ce sujet et à me plaindre si des déductions concernant son double-jeu sont trop tirées par les cheveux.

PERSONNALITÉ DE L'AVATAR: Sharon den Aden
SELON VOUS, VOTRE PRÉSENCE SERA...: Régulière et assidue, sauf cas exceptionnels.
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MessageSujet: Re: Midnight Von Del [Validée]   Mar 9 Nov - 21:17

Ma tendre Midnight, te voilà. Comment cela te me hais ? Bienvenue quand même.

So, alors, superbe fiche. Plume que j'aime beaucoup, tu le sais déjà. Je n'ai rien à dire dessus. Cependant j'aurais aimé avoir quelques petits détails durant ta vie vampire entre ta transformation et ton arrivé en Irlande. Mais bon, ce n'est qu'un petit détail je ne vais pas t'embêter avec cela. Cool

Tu vois, je ne suis pas si cruel. Tu es donc validée, je te donne les accès de suite.

Tu peux commencer à prendre tes aises.

Amuses-toi bien et bon jeux. Content de te savoir parmi nous. Very Happy

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MessageSujet: Re: Midnight Von Del [Validée]   Mar 9 Nov - 21:20

C'est un aspect que je voulais développer en rp en fait, et j'avoue que j'avais la flemme de tout écrire >.> Honte à moi ^^'
Quoiqu'il en soit, merci cher.

Hâte de te croiser, au détour d'un couloir ou... Autre Rolling Eyes

[Merkiiiiii ^^]
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MessageSujet: Re: Midnight Von Del [Validée]   Mer 10 Nov - 12:37

Je t'appellerai bien Maman mais cela serait malvenu ^^

En tous les cas, quelle grâce elle a la madame. Au plaisir et bienvenue.
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Christina Von Del
Résistante infiltrée.
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Date d'inscription : 04/11/2010

MessageSujet: Re: Midnight Von Del [Validée]   Mer 10 Nov - 12:43

Pourquoi malvenu? Je crois qu'au contraire, ça me toucherait beaucoup =)

Merci petite demoiselle, au plaisir également ^^

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MessageSujet: Re: Midnight Von Del [Validée]   Mer 10 Nov - 12:53

D'accord, alors quitte 'Papa' est emmène moi loin... Non, ne t'embarrasse pas de Magda, on la lui laisse Arrow

Ne me fais pas les gros yeux Léandre, je cesse mon flood, promis ^^
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Isleen O'Sheilagh
Gamine merdeuse et sanguinaire.
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Localisation : dans le fumoir avec le grand méchant VCP...BBrrrr!!

MessageSujet: Re: Midnight Von Del [Validée]   Jeu 16 Déc - 21:30

encore une jolie madame...bah dis donc!
bon puisque Capucine t'as deja prise comme maman je vais retourner faire des miseres a mon doudou!

bienvenue !!
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MessageSujet: Re: Midnight Von Del [Validée]   

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Midnight Von Del [Validée]
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