Schizophrénie, folie, sadisme, barbarie, succombez ou cédez...
 
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 Theodora Van Allen - En Reconstruction

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Arsenia Makepeace

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MessageSujet: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Mer 8 Déc - 17:56

O
I N F O R M A T I O N S . G É N É R A L E S ;;
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PRÉNOM & NOM: Theodora Van Allen
ÂGE:
GENRE: Féminin
RACE: Vampire
RÔLE:


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D E S C R I P T I O N S ;;
O


DESCRIPTION PHYSIQUE:
//

DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE:

Theodora est une femme.
C'est donc un être en demi-teinte, capable du meilleur comme du pire. Délicate et féminine, une grâce naturelle et féline serait presque palpable à chacun de ses mouvements. Orgueilleuse, elle s'estime plutôt jolie et apprécie qu'on la complimente. Susceptible, les critiques lui pincent toujours désagréablement le cœur et la mettent horriblement mal à l'aise. Réfléchie, que les critiques soient justifiées ou pas elle prend toujours le temps de se remettre en question afin d'éliminer ses défauts et de satisfaire son entourage, du moins celui qui a de l'importance pour elle. Possédant de formidables qualités d'adaptation, Theodora analyse minutieusement son environnement, ce qu'il lui offre comme bons et mauvais côtés et adapte autant son mode de vie que l'environnement lui-même afin qu'ils puissent s'épanouir de concert dans un respect mutuel. Capricieuse, elle ne connaît que le plaisir immédiat. Romantique, elle aime le cliché de l'homme aux petits soins pour elle, dont elle le remercierait de la façon la plus érotique qui soit.


Theodora est une vampire.
Dangereuse dans sa non-mort, il lui arrive d'être plus violente et plus tempétueuse qu'une mer soulevée par les colères des Dieux. Colérique, Theo l'est aussi. Impatiente, exigeante... Elle est aussi discrète et effacée lorsqu'il le faut, spontanée et ingénieuse quand les situations l'exigent. Constamment assoiffée, dépendante du liquide carmin s'écoulant dans les veines des humains, elle sait être fourbe et manipulatrice pour obtenir ce qu'elle désire d'eux, leur flux vital mais aussi plus pour certains. Sûre d'elle, elle possède le charisme de ses pairs et le rehausse avec une classe exemplaire, bien qu'excentrique. Au charme hypnotique comme seuls les siens peuvent en être dotés, elle n'hésitera pas à en jouer si besoin est. Sans mépriser les humains, elle se trouve plutôt condescendante à leur sujet et si elle ne les maltraite pas, elle est consciente de leur faiblesse et n'hésite pas à le leur rappeler quand l'occasion se présente.

Theodora est une picte.
Née au plus profond des terres britaniques il y a de cela un peu plus de 900 ans, elle n'a rien perdu de la fougue et de la vigueur qui caractérisent ses ancêtres, pire encore ces traits de caractère se voient exacerbés de par sa transformation. Impétueuse, elle donne toute l'ampleur à son caractère de feu dans l'intimité mais ne montre l'étendue de ses talents qu'à de rares élu(e)s. Pacifique dans ses bons jours, elle est animée d'un grand respect pour la nature et les animaux et ne supporte pas d'en altérer la beauté. Si l'emprise de son culte maternel est moins forte à l'heure actuelle, elle en reste parfois superstitieuse et conserve une certaine peur des offenses pouvant être faites aux esprits et aux Dieux. Fille du soleil incarné sur terre, elle reste discrète sur ses origines et muette en ce qui concerne les habitudes, cultes et pratiques de son peuple d'origine. Il est des secrets qu'elle garde depuis que les colons ont défait les siens et estime que l'extermination d'un peuple entier doit obligatoirement se payer par la perte de sa culture. Tant pis pour ceux qui le détruisent. En décimant la nation, ils déciment également leurs chances de profiter de ce qu'elle aurait pu leur apporter. Theodora est fière.

Theodora est une princesse.
Elle possède donc une autorité naturelle ainsi que la sagesse du recul, du regard rétrospectif sur sa propre condition, mais aussi sur ses semblables. Avisée, à l'esprit aiguisé, et douée d'une certaine patience (qui a cependant des limites), elle sait prendre son temps pour juger une situation, calculer les risques qu'elle entraîne et se décider en conséquence. Formée plus jeune pour être le guide spirituel de son peuple, elle sait mieux que quiconque qu'il ne faut pas abuser de la crédulité ni de la naïveté des gens, car cela peut se retourner contre vous. On peut cependant en jouer de temps à autres, quand la situation l'exige. Dépossédée de sa naïveté, elle n'en a pas pour autant perdu sa foi en des puissances supérieures, et ce vampire ou pas. Paradoxe ambulant, elle place chacune de ses actions sous la vision de la relativité et se déleste ainsi de toute forme de culpabilité, des entraves de la gène ou de la timidité.

Et enfin, Theodora est une artiste.
Rêveuse, elle ne vit plus que pour donner vie à ses rêves. Enjouée, imaginative, sa psychologie est pleine de couleurs et de nuances. Festive, elle laisse souvent libre-court à son exubérance. Douée d'un grand sens de l'humour, un rien la fait rire. Sensible, ayant souvent les nerfs à fleurs de peau, il en faut peu pour lui faire monter les larmes aux yeux, pour susciter chez elle la plus vive des colères. Lunatique, elle change d'humeur aussi vite que le vent change de direction.

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B A C K G R O U N D ;;
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HISTOIRE DU PERSONNAGE:

C'est encore dans les temps féodaux que naquit celle qu'on nomma Gabriella. Prénom inspiré du plus connu des anges s'il en est, rien de plus naturel pour une mère très pieuse que d'affubler sa fille d'un pseudonyme se rapprochant de celui d'un ange. Et pour sa mère, n'était-elle pas un ange? Si bien sûr, un ange tombé du ciel pour une femme qui n'avait jamais eu que des fils. Et de quelle fille elle fut gratifiée! Une véritable tornade, pleine de vie! Si quelque chose a bien été sûr avec Gabriella, c'est que jamais ses parents n'eurent la crainte de ne point la voir passer les hivers. Elle avait bien trop de vigueur et d'énergie pour succomber au froid, aussi maigres ses portions de nourriture puissent-elles avoir été.
Il faut savoir que cette enfant est née dans une famille de paysans, dans un petit village du nord du Royaume d'Aragon (actuelle Espagne), à deux pas de la frontière du Royaume Français. Les conditions de vie étaient précaires en ce temps, les peuples souffraient des guerres incessantes, de la famine qu'elles entraînaient, des épidémies... Alors, on ne peut pas vraiment dire que Gabriella ait vécu, dans les premières années de sa vie. Elle a surtout survécu. Bien sûr, il lui fallut apprendre à marcher, à parler... Mais ce fut une entrée en matière bien courte. Dès qu'elle fut estimée assez grande pour par ses parents, c'est-à-dire aux alentours de cinq/six ans, elle dû aider sa mère aux travaux ménagers, tels que préparer à manger, mettre la table, aller donner telle ou telle chose à son père ou à ses frères... Certes, elle ne pouvait pas non plus abattre des montagnes, mais le fait de la contraindre si jeune à travailler inculqua aussi à Gabriella des notions telles que l'entraide, le partage, et l'empêchèrent de sombrer dans la paresse.

Ainsi, les années passaient et se ressemblaient. Plus elle grandissait, plus ses parents lui donnaient de choses à faire. Il semblait qu'il n'y avait jamais suffisamment de bras pour faire tout ce qu'il y avait à faire dans la ferme. Et puis, elle avait environ quinze ans, quand des soldats prirent d'assaut le village. Ils voulaient leurs réserves, ils voulaient plus que ce que les paysans pouvaient leur offrir. Certains furent tués pour l'exemple sous les yeux de leurs camarades, les autres abandonnés à leur triste sort. Certaines femmes furent emmenée pour être vendues, voire pire... Gabriella n'échappa au rapt que parce que, par un heureux hasard, elle n'était pas dans le village à ce moment là. En effet, ses parents l'avaient envoyée couper du bois. Lorsqu'elle revint et les trouva tous éplorés, son monde s'écroula. Elle n'eut cependant pas le temps de pleurer sur son sort. Sa mère rassembla ses quelques maigres affaires, et chassa sa fille de leur ferme. Elle lui fournit leur cheval, et frappa sur la croupe de l'animal une fois sa fille en selle, lui ordonnant d'aller d'elle-même chercher du travail, au château du seigneur voisin par exemple. La vérité étant que, même si ses parents l'aimaient profondément, ce n'était qu'une fille. Ses bras étaient maigres, et elle n'accomplissait rien d'extraordinaire alors que c'était une bouche en plus à nourrir. Ses parents savaient qu'ils ne pourraient tous survivre à cet hiver, faute de nourriture, ils avaient donc préférer miser sur la bonne fortune de leur cadette plutôt que de la condamner, elle et peut-être d'autres membres de sa famille, à une mort certaine.

Le fait est que l'adolescente n'avait pas même une carte... Alors elle erra, quelques temps. Elle se nourrissait principalement de baies, de quelques légumineuses qu'elle trouvait dans la forêt, et chassait à la fronde (son frère lui avait appris), en un mot, elle subsistait comme elle pouvait. Au petit bonheur la chance, elle suivit une route. Cette route lui fit traverser la frontière et parvenir dans le Royaume Français. Si le climat était doux dans le sud de la France, ça n'empêchait pas l'hiver d'approcher, et Gabriella commença à s'inquiéter de sa survie pour la dure saison. Elle finit par arriver dans un village qui ressemblait beaucoup au sien, mais où personne n'était en mesure de réellement la comprendre. Ils partageaient tout de même quelques mots, ce qui lui permit de faire comprendre à ces gens qu'elle mourrait de faim et de froid, elle put également leur dire son prénom, mais elle fut incapable de leur dire pourquoi elle se retrouvait seule aussi loin de chez elle.
Elle fut recueillie par une famille de sept personnes, les deux parents et leurs cinq enfants. Eux avaient trois filles et deux garçons. Ils furent extrêmement gentils avec Gabriella, et lui enseignèrent à parler français durant tout l'hiver. Quant à elle, elle les remerciait en aidant autant qu'elle le pouvait, et leur apprit également les bases de sa langue. Ils lui proposèrent de rester, mais elle se refusait à être un poids pour eux. Alors, une fois l'hiver passé, elle reprit la route. Le père de sa famille d'accueil la conduisit jusqu'au château du seigneur de la région, et pour le remercier, elle lui fit cadeau de son cheval. Une fois au château, elle parvint à trouver une place de servante et se mit à la tâche. Ces années, autant que les précédentes, furent très difficiles. Elle dormait à peine la nuit, et avait à essuyer les moqueries et remarques grasses des gardes lorsqu'elle devait traverser la cours pour aller puiser de l'eau. Néanmoins, quand elle eut environ dix-huit ans, la chance commença à tourner. Comme tous les jours, elle était allée chercher de l'eau au puis, un saut dans chaque main. Ce qui changea ce jour là, c'est qu'elle manqua de tomber dans le puis, distraite qu'elle avait été, avec ses eaux. Il fallut que ce soit le fruit de sa distraction qui l'empêche de tomber, en la retenant par sa ceinture. La distraction en question, c'était un jeune homme. Le plus joli que Gabriella eut jamais vu. Il avait un visage aux contours incroyablement doux, un sourire qui la faisait défaillir, des yeux bleus qui lui donnaient envie de se noyer et les boucles blondes des anges. Alors oui, il était très beau, mais c'était surtout une belle personne à l'intérieur. Après tout, combien de gens l'auraient empêchée de tomber? Ce garçon s'appelait Henri. Il lui avait dit qu'il travaillait comme berger, et il en avait l'allure. Alors après ça, quand elle avait un moment de libre, elle allait le rejoindre sur la colline par delà la muraille de la cours, et le trouvait avachit au pied d'un pommier, un épi de blé entre les dents pendant que les moutons paissaient. Et ils parlaient. Il la faisait rire, elle l'amusait. Il la faisait rêver, elle l'émerveillait. Gabriella s'entendait mieux avec lui qu'avec n'importe qui. Jusqu'au jour où des gardes interrompirent leur badinage, et emportèrent Henri avec eux. Gabriella se jeta sur eux, petite crevette sur des boîtes de conserve, mais rien n'y fit. Ils ne lui rendirent jamais son Henri.

Elle le revit cependant, dans un contexte qu'elle n'aurait jamais osé imaginer, même dans ses rêves les plus fous. Quelques jours après cet incident, les gardes revinrent la chercher. Sans douceur, ils la traînèrent de force dans leur sillage à travers la cours, jusque devant le seigneur, un Comte. Elle s'attendait à se voir condamnée à mort pour son geste désespéré de l'autre jour, mais en réalité, sa bouche s'entr'ouvrit d'une surprise muette en voyant qui se tenait aux côtés du Comte. Henri. Ses joues étaient roses et il n'avait pas l'air d'en mener large. Et Gabriella le regardait avec incompréhension. Ce fut le Comte qui prit la parole, et lui apprit que son fils ici présent lui avait menti en se faisait passer pour un homme du peuple. Le jour dernier, les gardes étaient venus le chercher parce que son père avait découvert le pot aux roses, mais que depuis, il n'avait cessé de réclamer son amie, et avait lourdement insisté pour qu'elle suive en sa compagnie les enseignements dispensés par son précepteur. Son fils, avait dit le Comte, avait lourdement insisté sur la vivacité d'esprit de la jeune fille et sur son honnêteté.

A partir de cet instant, tout s'améliora pour Gabriella. Elle devint la pupille du Seigneur, et suivit comme Henri l'avait voulu les mêmes cours que lui. Ils restaient très liés tous les deux, et la jeune femme ne fit jamais regretter au seigneur de l'avoir recueillie. Il l'apprécia pour sa franchise et sa vitalité, son esprit et sa bonne mémoire. Il y avait tout de même quelque chose de troublant dans tout cela. Toute la journée durant, Gabriella et Henri étaient libres de faire ce dont ils avaient envie, à condition d'être à l'heure et en forme pour suivre les enseignements de maître Aloysius, à la tombée de la nuit... C'était, certes, étrange mais la jeune femme n'allait certainement pas s'en plaindre, bien au contraire. Elle vécu donc ainsi une vie presque idyllique pendant deux merveilleuses années, au bout desquelles le Comte envisagea de la marier avec son fils.

Rien n'aurait pu faire plus plaisir à Gabriella, ni même à Henri qui ne pourrait jamais se lasser, disait-il, d'avoir affaire à elle et à ses yeux. Mais, c'était sans compter les promesses faîtes aux seigneurs voisins de marier leurs filles. L'affront aurait été moindre si le Comte avait décidé de marier à son fils une femme noble, mais au lieu de ça, il snobait des femmes de qualités pour une pécore sortie de nulle part. Ils payèrent donc une domestique pour empoisonner le jeune homme.
Gabriella était avec lui lorsque c'est arrivé. La nuit venait de tomber, ils attendaient Maître Aloysius pour leur leçon et une domestique venait de leur apporter un peu de vin, quand leur précepteur avait fait irruption dans la salle. Il avait arraché le verre des mains de Gabriella, qui s'apprêtait à boire le sien, mais ce fut trop tard pour Henri. En le voyant s'écrouler de sa chaise, Gabriella se mit à hurler de rage et de désespoir, se précipitant sur le corps sans vie du jeune homme et le secouant dans l'espoir de le ranimer, mais Aloysius ne l'entendait pas de cette oreille. Il assomma la jeune femme, et l'emporta dans la nuit.

Quand elle ouvrit les yeux à nouveau, elle se trouvait dans un autre château, mais percevait très distinctement le roulis des vagues s'écrasant contre la roche à l'extérieur. Au pied du lit sur lequel elle était allongée, Aloysius s'était assis.
C'en était suivit une longue discussion, sur ce qui s'était passé, sur ce qui se serait passé s'il ne l'avait pas emmenée, et sur ce qui se passerait à partir de cet instant. Henri avait été empoisonné, le Comte l'aurait bannie et sans doute aurait-elle été tuée par les pères de ses rivales qui auraient tenu à achever leur vengeance. Alors le précepteur l'avait soustraite à ce funeste destin, afin de lui en offrir un autre, certes, tout aussi funeste mais qui au moins, avait-il dit, lui permettrait à lui de profiter encore quelques instants de la lumière de l'ingénue Gabriella.
Ensuite, il l'avait laissée, et elle avait pleuré. Elle avait pleuré le mari qu'elle n'aurait pas, la vie de ses rêves qui venait de filer entre ses doigts... Elle avait pleuré longtemps, jusqu'à s'endormir de fatigue. Quand elle ouvrit les yeux à nouveau, Aloysius était allongé près d'elle, il l'avait regardée dormir. Cette proximité la gênant, elle voulut s'en écarter. Il ne la laissa pas faire cependant. Sa main se resserra tel un étau sur le poignet de la jeune femme, qui se mit à crier d'effroi.

Et, tout devint noir. Et puis, ce fut la souffrance. La souffrance physique. Une douleur telle que Gabriella n'en eut jamais connu de semblable. Mille morts en une avait-ils dit. Elle avait hurlé, elle s'était débattue, elle avait pleuré, imploré qu'on la tue, qu'on abrège ses souffrances... Rien n'y avait fait. Personne n'avait consentit à la libérer de cette douleur qui rampait dans ses veines tel un poison vénéneux, liquéfiait ses organes sur son passage et finalement, avait entraîné l'arrêt de son coeur... En s'éveillant, transformée, la première chose qui la frappa fut la dimension nouvelle des choses, et un bruit assourdissant. Elle avait l'impression qu'un véritable vacarme régnait dans la pièce où elle se trouvait, alors qu'en vérité, il n'y avait aucun bruit si ce n'est le sempiternel roulis des vagues. Sa vue également lui donna l'impression qu'elle perdait la tête. Tout avait une dimension nouvelle, les couleurs étaient plus vives, avaient plus de nuances. Les contours des choses avaient une telle précision... Elle pouvait voir chacune de leurs aspérités. En proie à une inquiétude intense, elle se demanda ce qu'il pouvait bien lui arriver... La réponse vint à elle peu après. Elle se présenta sous les traits d'un bel homme, propre sur lui et distingué. Avant cela, Gabriella ne s'était jamais attardée sur le précepteur, mais maintenant... C'était un grand homme aux épaules carrées, aux cheveux bruns et aux yeux noisette. Son sourire était charmeur et charmé, mais ce qui frappa le plus la jeune femme fut la grâce et la prestance qui se dégageait de lui. Elle avait l'impression d'avoir été aveugle jusque là.

Une fois les premiers instants de stupeur passés, une colère sourde s'empara d'elle. Elle rejeta les draps et s'avança jusqu'au vampire, lui assénant une claque qui résonne encore de nos jours entre les murs en ruine de ce château. Et tout de suite après, elle se mit à hurler. Elle hurla contre celui qui en avait fait une créature nocturne, qui l'avait empêcher de partager le destin de son Henri et venait parader ainsi devant elle. De colère, elle saisit le tisonnier et s'en servit pour embrocher Aloysius. Ses mains relâchèrent ensuite l'arme, et son visage se décomposa, horrifiée qu'elle était de ce qu'elle venait de faire. Mais le caïnite n'eut pas l'air aussi choqué qu'elle. Il ôta la barre de fer de lui-même et repoussa Gabriella jusqu'au lit, où la contraignit en tant que femme. Il la força à s'abandonner à lui de toutes les manières possibles et imaginables, brisa sa psyché afin de la forcer à se détacher des choses et des gens, il la façonna comme un sculpteur façonne une création. Il en fit un être indépendant, soumis pour qui savait s'en montrer digne, meurtrier pour qui tentait de la contraindre contre sa volonté. Il avait refait son éducation de A à Z pour en faire ce qu'elle était aujourd'hui, une femme aux multiples secrets, imprévisible, qui avait le don de toujours se renouveler, de formidables capacités d'adaptation, et savait tirer parti de ses interlocuteurs.

A partir de là, une fois sa chose façonnée, ce qui lui prit plusieurs années, Aloysius l'emmena parcourir le monde. De l'Egypte à la Grèce en passant par l'Italie et l'Autriche, il cultiva son esprit déjà très éveillé, la força à apprendre à parler les langues des pays qu'ils traversaient et la réprimandait sévèrement lorsqu'elle se montrait laxiste à suivre ses enseignements. Gabriella était sa chose à lui, sa perfection faite femme. Elle le distrayait, l'amusait, éveillait chez lui ses instincts et ses envies, et ce malgré elle. Il aimait la voir bouger, il aimait particulièrement la regarder danser. L'apprentissage des danses orientales firent également partie de ses obligations. Son maître la poussait à bout, toujours et encore plus. Quand ils visitèrent l'Egypte, il lui donna le surnom de Néfertari, la belle est venue, et il l'appela ainsi jusqu'à ce qu'elle lui fasse faux bond...

Des siècles à subir ce traitement usèrent la chose d'Aloysius, qui, un soir, sous le prétexte d'aller manger, parti et ne revint jamais. Elle abandonna son créateur, sans le moindre remord, et trouva refuge, à plusieurs kilomètres de là, dans un cirque. Aloysius avait toujours aimé les contorsionistes, il adorait regarder, fasciné, la maîtrise qu'ils avaient de leur propre corps. Alors il avait forcé Gabriella à devenir la meilleure des acrobates. De ce fait, elle n'eut aucun mal à convaincre Monsieur Loyal de la recueillir dans sa troupe. Qui plus est, c'était une vie rêvée pour elle. Elle commençait à la tombée du jour pour ne s'arrêter qu'au lever du soleil. Elle se fit appeler Celsius Elaryn, pour ne plus qu'Aloysius la retrouve, puis Celsius tout court, c'était plus pratique. La vie de saltimbanque plu énormément à la vampire. Elle devait cependant changer régulièrement de troupe, toujours craintive à l'idée de recroiser la route de son créateur. Ces craintes manquèrent d'ailleurs plusieurs fois de se concrétiser, mais elle parvint toujours à passer entre les mailles du filet.

Savoir parler presque toutes les langues lui servit énormément, en cela elle pouvait être reconnaissante à Aloysius, mais pour tout le reste... Elle se souvenait à peine de ce qu'elle avait vécu avant de le connaître, elle ne sait plus réfléchir autrement que de la façon qu'il le lui a enseignée. Elle le fuit, sans relâche, mais quelque part, elle meure d'envie de le revoir et elle sait que plus longtemps il mettra à la retrouver, plus grand son plaisir sera de la revoir.
La plupart du temps cependant, son créateur n'occupe pas ses pensées. Aloysius a en effet créé une entité profondément ancrée dans l'instant présent, et ailleurs, une créature en phase de plaisir immédiat. Elle veut, elle prend, si elle ne veut pas, elle ne fait pas et rien ne saurait la faire changer d'avis.


Nous sommes en 2042 et Celsius fuit Aloysius depuis une centaine d'années maintenant. Elle sait qu'il n'est pas mort, qu'il la cherche, et la suit... Son ultime recourt est de camoufler sa trace par celle d'autres vampires, il lui est donc indispensable de rester dans cet endroit, River Crow... Domaine d'un certain Léandre. Peu importe qui il est, peu importe ce qu'il fait... L'important, c'est qu'Alosius ne doit pas mettre la main sur elle... ;;

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I N F O R M A T I O N S . A D D I T I O N N E L L E S ;;
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POUVOIRS:
La vampire possède le pouvoir d'entrer dans l'esprit des humains et d'y créer des mondes imaginaires de son cru, avec les odeurs, les sensations, les goûts qui vont avec. De ce fait, elle, sur le plan réel et imaginatif, les voit évoluer parallèlement. Admettons que dans le monde imaginaire, l'humain joue à la corde à sauter, dans le monde réel, Celsius et tous les autres le verront sauter sur place en remuant les bras. A noter qu'elle ne peut attenter à leur vie (faire croire qu'ils vont sauter dans l'eau par exemple, alors qu'il n'y a que du vide en bas) parce que l'instinct de survie reprendrait le dessus immédiatement. C'est un pouvoir parfois addictif pour les humains, puisque Celsius leur ouvre les portes d'un monde souvent loufoque, qui au lieu de les effrayer, les éclate autant qu'un gamin à DisneyLand.

AUTRES ÉLÉMENTS: Celsius a les yeux vairons, et est un personnage très excentrique. Il est impossible que qui que ce soit ne connaisse toute ses appellations, et en particulier ses noms de famille.

PERSONNALITÉ DE L'AVATAR: Megan Fox
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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Lun 20 Déc - 10:54

Pardon du double post, c'est uniquement pour prévenir que ma fiche est (enfin) terminée Smile A moins qu'il n'y ait des modifications à faire, naturellement ^^
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Léandre De Liancourt
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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Lun 20 Déc - 20:04

Re-Bienvenue, je me charge de ta validation demain au plus tard. Je tiens à m'occuper de cette fiche. Wink

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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Lun 20 Déc - 20:28

Ca marche, prends ton temps Wink
En espérant que tu aimes Razz
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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Ven 24 Déc - 0:58

Well, j'arrives enfin ! Je n'ai rien à dire de ta fiche, très agréable, moi j'aime bien. J'ai juste un petit soucis avec ton pouvoir... Les vampires ne peuvent pas apparaître et disparaître... Tout comme ils ne peuvent pas passer à travers les murs ect. Le deuxième pouvoir et en rapport avec le mental, ils peuvent contrôler un humains, jouer sur les souvenirs, la télékinésie. Enfin que des choses comme ça.

Donc j'aimerais que tu change ce petit détail. Postes dès que c'est fait et je te valide. Wink

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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Ven 24 Déc - 13:21

Wala, j'espère que celui-ci ira alors ^^
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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Ven 24 Déc - 20:03

Perfecto ! Je t'ouvre le accès. Bon jeux.

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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   Sam 25 Déc - 1:19

Merci Léandre Razz
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MessageSujet: Re: Theodora Van Allen - En Reconstruction   

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